24/01/2012

La Constituante et le vote des étrangers !

Rappel à ceux qui veulent absolument imposer le droit de vote ou celui d’éligibilité des étrangers :

Dans la Charte de l’Organisation des Nations Unies :  « Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde ». 


Position philosophique :

Certains, toujours imbibé  de l’histoire coloniale de leur pays, n’ont pas perdu le réflexe d’ingérence dans les affaires des autres pays. On nous parle toujours de notre pays comme une terre d’immigration, tiens, tiens, j’ai lu que c’était aussi le cas de la Côte d’Ivoire !  On a vu ce qui s’est passé et j’ai appris que le Président actuel était du Burkina Faso ! En Amérique du Nord, qui a chassé les grands peuples indiens de leur terre pour les parquer dans des camps ?

Ma position repose sur mon éducation. Ma mère, d’origine italienne, me disait que, lorsque l’on allait dans un pays étranger, on devait respecter ses us et coutumes et ne pas se mêler de politique ; si on n’était pas content, on quittait le pays. Par ces principes acquis, je pars du principe qu’aucun étranger n’a le droit de s’ingérer dans le futur de mon canton et modifier l’environnement dans lequel, moi et ceux qui pensons la même chose, voulons finir nos vieux jours. En toute cohérence, les Suisses de l’étranger ne devraient, aussi, pas avoir le droit de vote en Suisse. .

Quant aux étrangers dont on peut faciliter, financièrement, la naturalisation, ils peuvent la demander pour participer à la destinée de notre canton, mais la condition obligatoire doit être la maîtrise absolue (lire, parler et écrire) de la langue française. ( art. 5, applicable ? ) et devrait être vérifié lors de la naturalisation suite au mariage avec un Suisse ! Il me semble que le Canton de Bâle a une solution !

Position pragmatique :

Au moment où la majorité des Suisses ont décidé d’accorder la possibilité aux étrangers de garder leur nationalité d’origine lors de leur naturalisation, la donne a changé. Une partie de ces étrangers ont décidé de se naturaliser, non pas pour amour de ce pays mais pour des raisons économiques ou politiques. C’est plus facile de se déplacer dans un pays africain avec le passeport suisse plutôt que national ou européen.  La colonisation a laissé des traces !

Quand j’étais président de bureau de vote, j’avais souvent des jurés qui ne parlaient qu’anglais et je ne pouvais que les libérer de leur obligation ! Autre exemple parmi d’autres, un Chinois d’un certain âge accompagné par un jeune bien de chez nous traduisant en anglais les instructions pour voter et lui fournir une liste d’un parti dont je tairais le nom. Je ne saurais jamais si c’était le jeune ou l’électeur qui avait décidé du choix du parti. Il y a bien longtemps que je ne me fais plus d’illusions.

Si l’anglais est une sorte de ciment dans les classes supérieures de notre société, en bas de l’échelle la situation est complètement différente ou les communautés se soudent par rapport à leur langue. Au-delà de ça, en cas d’acceptation du droit d’éligibilité des étrangers, je me vois déjà devant la TV Léman Bleu entrain d’assister à un échange d’idée musclé entre un étranger avec sa carte du FN et un autre avec celle du PC ou faisant partie d’ «A gauche toute » ou similaire.   

Conclusion, ce canton devient de plus en plus un lieu pour travailler que pour y vivre !

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