04/03/2012

La Constituante et notre République vont-elles contre un mur ? N'est-il pas venu le temps de changer les choses ?

Le Canton et son assise !

Le canton de Genève, son multiculturalisme, sa mentalité très française, très latine !  Il n’est plus gouvernable comme n’importe quel canton Suisse ! Fini de faire l’autruche, il est temps de changer de système de gouvernance. Le Général de Gaulle l’avait bien compris pour la France, pourquoi ne pas l’admettre pour notre Canton.

Pour ma part, cela fait un certain nombre d’années que je l’ai compris ! Il faut dire que ma famille est à Genève depuis les années 1910 et qu’à mon âge, on ne se fait plus d’illusions sur son environnement que je suis bien obligé d’accepter. Peut-être aurait-il mieux fallu basculer chez les abstentionnistes, mais quand on est passionné ! Si on les écoutait un peu plus, on se rendrait compte qu’ils ont souvent raison. D’une part, si avant de naturaliser certaines personnes, on leur avait donné et testé les connaissances sur le fonctionnement de notre système politique, on n’en serait, peut-être, pas là. Il faut dire qu’en tant qu’ancien responsable de bureau de vote, j’ai dû constater que certains jurés comme électeur ne maîtrisaient pas la langue française et là, nous Suisses avons notre part de responsabilité, d’autre part, les citoyens ont besoin de se reposer sur des bases tangibles et non sur des plans sur la comète. Ce n’est pas le débat philosophique cher à nos intellectuels qui va passionner la majorité de notre population.



Le bateau de la Constituante prend l’eau ! coulera t'il ?

En suivant les débats à la Constituante, j’ai l’impression que les accords obtenus à la Pyrrhus pour les uns et les autres autour de l’hémicycle se payeront au comptant le 14 octobre 2012 en cas de refus, où à terme si l’acceptation l’emporte, dès qu’il faudra pondre les lois qui devrait permettre de mettre en application les volontés inscrites dans cette nouvelle Constitution. L’avenir nous le dira.

Les élections du Conseil d’Etat , le temps de changer ?    

Au-delà de ça, après mur réflexion, il faudrait changer de système d’élection en adoptant, partiellement, celui du Conseil fédéral, c’est-à-dire que les exécutifs de notre Canton et des grandes villes soient issus directement des Parlements nouvellement élus. On remarque très bien que dans certains pays comme, par exemple, les USA, il est difficile à diriger avec une majorité législative dans l’opposition. On élit un Président sur ses promesses et on ne lui donne pas la majorité au législatif qui permettrait d’accomplir son programme, complètement imbécile nonobstant que les électeurs républicains eussent préféré Monsieur Obama que l’équipe que l’on leur proposait. Quand on entend les critiques sur certains gouvernants, on doit bien arriver à l’évidence qu’en politique la mauvaise foi n’est pas mortelle. Le discours de Saint-Pierre n’est qu’un vœu pieux !

Quant au système majoritaire, il n’est pas encore d’actualité, mais dans 30 ans ?

Le nombre des Conseillers d’État serait proportionnelle à la force des partis dans l’hémicycle et par principe les premiers élus de chacun en seraient les représentants. Les apparentements seraient interdits. En résumé, la majorité à l’exécutif serait quasiment la même qu’au législatif. Les partis auraient, alors, la lourde responsabilité de mettre les meilleures en tête de liste vu qu’ils seraient de facto éligibles au Conseil d’Etat.

Les élections des législatifs (députés et municipaux), le temps de changer ?  

Autre petite révolution, permettre aux abstentionnistes, au lieu de râler,  de remplir leur devoir électoral en leur proposant une solution :

Aujourd’hui, les partis actuels ne représentent qu’environ 40% de la population qui les suit aveuglément et par la force d’inertie, on retrouve, souvent, les mêmes aux avants postes qu’ils aient fait du mauvais ou du bon travail.

Ce serait le moment que nous puissions décider librement d’éjecter certains élus même si leur parti veule nous les imposer encore. La solution, le vote négatif !

Vous recevriez, comme maintenant, les listes des partis, une blanche où vous faites votre choix mais aussi, une liste avec tous les candidats qui se présentent. Il est bien entendu qu’il n’est pas question de mettre deux listes dans l’enveloppe soit la « liste négative » et une autre.

Ce système permettrait d’envoyer un signal clair aux partis que même s’ils nous proposent des candidats, nous serions en mesure de leur dire non. Le nombre de voix de la « liste négative » viendrait en diminution des voix récoltées dans son parti et à l’extérieur et le résultat donnerait une image plus exacte de la valeur et la représentation réelle du candidat vis-à-vis du total de la population !

Ne l’oublions pas, l’abstentionnisme dans des élections est tout à fait normal, car beaucoup de citoyens ne croient plus aux programmes politiques dans leur ensemble, mais à des thèmes bien précis qu’ils soient émis par la droite ou par la gauche de l’hémicycle. Si les départements étaient homogènes avec l’interdiction de modifier leur composition, chaque parti pourrait alors proposer des programmes pour chaque département et se serait sur ces derniers que les citoyens devraient voter, mais là c’est une autre histoire un peu utopiste ! Par contre, chaque parti devrait avoir l’obligation de chiffrer son programme électoral et de le mettre en adéquation aux recettes estimées sur une base prudente et d’avoir le courage de proposer une hausse d’impôt en cas de dépassement de cette limite. Le citoyen aurait alors une meilleure visibilité lors de son vote.

Conclusion :

Une vraie démocratie ne peut, en aucun cas, continuer à reposer sur moins de 50% des électeurs. Des assises de la gouvernance associant toutes les composantes de notre microcosme genevois seraient peut-être la bienvenue mais pas seulement les partis et associations institutionnels ! Un sondage en plusieurs langues envoyés à tous les électeurs de notre République ! Dans cette approche, la non politisation serait primordiale !

10:39 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

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