05/06/2012

Le Conseil d'Etat et Dieu, liaison coupée ?

En participant aux élections de nos édiles, je ne savais pas que le Conseil d'Etat était sensé faire des miracles !


Dans la TG de ce jour (5.06.2011) concernant l'affaire Merck-Serono, je constate que la mentalité européenne a fait son entrée dans un grand syndicat Suisse. Son secrétraire régional, Monsieur Alessandro Pelizzari, s'en prend aux Autorités Genevoises en les accusant de passivité. Etant sûrement proche de Rome, il devrait demander au Pape de rétablir la ligne !

Il est clair que c'est malhonnête de prendre pour cible des personnes qui font, et j'en suis convaincu, le maximum à leur niveau dans les limites de leurs possibilités. Je rappellerais, aussi, que la couleur de ce Conseil d'Etat n'est pas monocolore.

En tant qu'ancien syndicaliste, je suis stupéfait de constater qu'il fasse croire à ses membres que nos Autorités ont la possibilité d'influer sur des décisions d'entreprises étrangères d'autant plus que Merck-Serono préfère, sûrement, maintenir les emplois en Allemagne, une sorte de préférence nationale. D'autre-part, nos Autorités ne sont pas responsable de la valeur du franc suisse.

Je rappellerais qu'une grande société suisse n'a pas fait dans la dentelle quand elle a racheté la société Aubade en France, est-ce qu'on s'en est ému dans notre pays ?

Il est clair, qu'avec l'ouverture des frontières, les mentalités changent et que nous, suisses, perdons le contrôle de nos relations de travail. Le monde syndical suisse commencerait, comme en Europe, à exiger que l'Etat régle des problèmes dont il n'a pas le contrôle à moins de ponctionner les contribuables ou de se diriger vers un système à la soviétique. Oui, beaucoup aimerait bien le rétablir.

C'est bien entendu plus facile quand ce sont des entreprises nationales : Le Président Sarkozy avait, en son temps, sauvé l'entreprise Alstom mais c'était une entreprise française et stratégique pour son pays quant à la Suisse, la société Novartis, société suisse, a partiellement plié et un accord a pu se faire.

En conclusion, comme faire part, la mort lente de la paix du travail. Autre danger :  Après Genève tout financier puis tout biotech, arrêtons de faire les mêmes erreurs.

08:03 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

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