28/08/2013

Le miroir aux alouettes!

 

Voilà, on y est, la campagne politique a commencé pour les élections, de cet automne !  À chaque élection, ne rase t’on pas gratis?


 

Avec une dette visible aux alentours de 10 milliards et plus en comptant les caisses de retraite, on continue à raser gratis! Des promesses encore des promesses! Un exemple parmi les autres: un parti veut accorder 0.7 % du budget de fonctionnement à l’aide au développement, donc, si je comprends bien, l’augmentation conventionnelle des fonctionnaires y participe, est-ce vraiment intelligent? L’effet boule de neige, pour le déficit, bravo. En voyant ce qui se passe à l’étranger, on devrait se méfier de ce genre de proposition.

En suivant, depuis des années, les séances du G.C. comme du C.M., on se rend bien compte que ces ententes ne sont que de la poudre aux yeux soit une tromperie monumentale. L’honnêteté intellectuelle voudrait que chaque parti se présente avec sa spécificité et s’y tienne.

Quand on sait qu’il faut, environ, 52 % des élus défendant un programme politique bien précis en tenant comptant des malades, des absents pour différentes raisons et ceux qui vont à la buvette pour éviter de voter contre la position de leur parti, on n’est bien conscient que c’est impossible donc un leurre.

Quand on sait que des partis, dans certaines circonstances, sortent de la coalition et provoquent une faille qui peut être dangereuse pour la République. Il faut se rappeler qu’à un certain moment, la dette s’est creusée à cause de cela, conflit d’intérêts idéologique lors des votations sur le budget!

Il faut bien admettre qu’une partie des 65 % d’abstentionnistes ont compris le problème et sont, donc, dépités! 

Pour moi, ce qui m’intéresse, c’est la valeur de gestionnaire de nos candidat(e)s, car le reste n’est que du « blablattage  » idéologique. C’est très clair que c’est plus facile à déterminer au niveau de l’élection au Conseil d’État qu’au Grand-Conseil bien que personne n’est dupe, le Conseil d’État ne peut appliquer sa politique qu’à deux conditions: sa couleur politique majoritaire et la concordance avec la même majorité au Grand-Conseil.

 Maintenant, quelques conseils à mes concitoyens pour ses élections lorsqu’ils seront interpellés pour leur «fourguer» les différentes publicités électorales, poser certaines questions:

 1. Croyez-vous pouvoir obtenir la majorité absolue rectifiée (52 %) pour appliquer votre programme?

 2. Avez-vous chiffré votre programme et est-il compatible avec les recettes de l’État moins un certain montant dédié au remboursement de la dette ?  (Un budget équilibré)

 3. Si par un grand hasard, on vous présente un budget déficitaire, demander qui va payer la différence? La classe moyenne ou les riches (dont certains pourraient quitter le canton).

Nos cher(e)s élue(e)s examinent chaque année le budget et les comptes de cette République donc aucune excuse pour ne pas chiffrer leur programme électoral! À moins que...

En conclusion, on ne vit pas dans un nuage, mais bien sur une terre ou tout est incertain et seule, une attitude pragmatique peut nous éviter le pire. La solidarité à ses limites et il faudrait, peut-être, mieux la gérer. La méthode arrosoir est terminée.

Bonne route, tout de même, à nos futur(e)s élu(e)s!


PS: Un conseil à nos chers partis, avant de lancer une initiative, chiffrer là pour voir si vous pourrez l'appliquer au niveau du budget !

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